1. Comment reconnaître les différentes sortes de papier
recyclé ?
2. Quel papier n’est pas recyclable ?
3. Pourquoi le papier recyclé est-il plus écologique
?
4. Combien de fois peut-on recycler du papier ?
5. Y a-t-il encore du chlore (dioxyde) dans le papier recyclé
?
On appelle « recyclé » un papier comprenant au moins 50%
de fibres provenant de déchets de papier imprimé (post-consommation).
Les fibres recyclées peuvent provenir de :
Les vieux papiers post-consommation sont des papiers collectés auprès des ménages, les bureaux et les imprimeries. Il s’agit donc de papiers qui ont déjà été utilisés, ce qui n’est pas le cas des papiers pré-consommation qui sont des chutes et restes non imprimés en provenance d’imprimeries ou d’usines où l’on utilise du papier. Comme le papier pré-consommation est réintroduit dans le processus de fabrication, il ne cause pas de réel problème de déchets.
Le papier peut être un mélange de fibres recyclées et de fibres vierges, par exemple : 90/10, 75/25, 60/40 ou 50/50, ou être entièrement constitué de fibres recyclées.
Le papier le plus « écologique » est le papier 100% recyclé de post-consommation, non désencré, non blanchi. Il est de couleur gris-beige clair.
Ne sont pas recyclables : étiquettes autocollantes, papier thermique pour fax, le papier auto-copiant, enveloppes à fenêtre en plastique, papier paraffiné, mouchoirs en papier, langes à jeter, papier ménage, vaisselle jetable, papiers alimentaires et tout papier gras ou souillé.
D’un point de vue environnemental, le papier recyclé est le meilleur choix pour plusieurs raisons :
Plus on recycle du papier, plus les fibres se raccourcissent. Le papier peut être recyclé 2 à 5 fois. A chaque recyclage, 5 à 20 % des fibres rétrécissent ou s’abîment. Les fibres plus longues donnent de très beaux et luxueux papiers. Les fibres plus courtes seront plutôt utilisées pour le papier journal ou le papier essuie-tout. Le cycle du papier nécessite donc un apport de fibres vierges. Si l’on opte pour des fibres en provenance de forêts gérées durablement, la boucle écologique est bouclée.
Oui, en effet. Lorsqu’on recycle de vieux papiers blanchis, on retrouvera toujours des traces de chlore (dioxyde) dans le papier recyclé. Il n’existe pas de procédé pour éliminer ce chlore du papier avant ou pendant le recyclage.